SEO 2.0 une histoire d’influence…

2010 a été un véritable tournant dans l’univers du web et en particulier pour le secteur du SEO qui tendra inévitablement à se transformer, vu l’importance que prennent les réseaux dans les pages de résultats.

Toujours dans l’optique d’améliorer la qualité de leurs résultats de recherche, les moteurs ont beaucoup évolué ces derniers temps, notamment en affichant dans les SERPs les contenus partagés dans la sphère sociale. Bing vient d’ailleurs de renforcer l’affichage de ses Facebook likes et Google a désormais intégré la recherche sociale à la recherche universelle.

La recherche sociale sur Google

Pourquoi le SEO est il en train de changer ?

Google et Bing se socialisent à mort et nous devons en faire autant. Ce n’est plus un secret pour personne, début décembre Google et Bing ont confirmé, dans une interview de Dany Sulivan, que les contenus partagés sur les réseaux influencent le classement des pages web dans les SERPs. On ne s’en rend peut être pas bien compte pour le moment, mais cette déclaration donne une nouvelle dimension au métier de search engine optimizer.

Le crédit grandissant et donné par les moteurs à la notion de partage et d’influence fait de l’engagement un élément fondamental sur lequel certains SEO sont déjà en train de plancher. L’optimisation pour les moteurs de recherche ne s’arrête plus au travail sémantique et à la construction de popularité (souvent artificielle).

Alors qu’hier il fallait avoir un gros Pagerank aujourd’hui il faut être influent et l’influence est un élément sur lequel il est peut être plus difficile de tricher. Comment travailler son influence ? Probablement en mettant réellement au centre de ses préoccupations, la nécessité d’offrir de la valeur ajoutée, aussi bien lors du partage d’informations que lors de la création de contenus web.

Ceci est d’autant plus vrai aujourd’hui avec la mise en place du nouvel algorithme de Google destiné à shooter les contenus approximatifs. Le SEO copywriting a surement un très bel avenir devant lui.

Bien sur tout ceci ne signifie pas la fin des techniques de référencement, mais alors qu’on parle déjà pas mal de Social Rank comme le fait très bien Aurélien Guiton dans cet article, il me semble évident que les SEO qui ne s’y sont pas encore mis devraient s’intéresser d’avantage au pouvoir d’influence.

10 commentaires

  1. YES ! Tout y est dans un article concis, bravo !
    En revanche, c’est sans doute le point le plus difficile à faire passer aux clients (certains d’entre eux en sont encore à la balise keyword).

    Cette tendance lourde va évincer nombre de petits acteurs du web incapables de s’adapter à cette nouvelle donne.

    Un exemple : lorsque nous parlons de blog associé à un site (et on est juste sur la première marche de la notion d’échange), la première réaction est souvent « Mais on n’a rien à raconter ».
    Avec cette vision des choses, les outils tels que Twitter, Facebook, Youtube se trouvent alors à des années lumières de la politique de communication de ces clients.

  2. Entièrement d’accord avec ton point de vue, de plus en plus de recherches renvoient sur les réseaux sociaux

  3. Pas vraiment d’accord au niveau de l’influence et la difficulté de tricher. Il est aisé aujourd’hui de se créer de faux profils en masse sur Twitter, Facebook etc. Et les moteurs sont encore à des années lumières de pouvoir combattre ce genre de spam…

    • Walid Gabteni

      Bonjour Yves,
      Merci pour ton commentaire.
      Evidemment il y a toujours moyen de trafiquer certaine données, mais est ce suffisant. STP Quelle est ta définition de l’influence ? Sur twitter par ex. est ce que ce serait le nombre de followers ? Le Tx de RT sur tes tweets ? Sur ton blog est ce le nombre de commentaires ? Le Taux de visiteurs fidèles ? etc.

      Peux m’expliquer comment tricher facilement en se donnant une « influence artificielle » et sans avoir besoin de créer de la valeur ajoutée ? Merci

  4. Que les moteurs de recherche donne aujourd’hui plus de poids aux critères « sociaux » est un double signal : celui d’un partage de contenu de la part des internautes avec le web 2.0 mais surtout un aveu d’impuissance face aux automatisations/dérives/pratiques BH SEO qui impactent sévèrement les fondamentaux qui existaient jusque la : les liens.

  5. Très bon article. C’est vrai que les réseaux sociaux sont un très bon indicateur de popularité pour les robots… A nous de travailler sur « l’anmiation » de nos « fans ».

  6. UN article qui colle à la réalité du moment. Les réseaux sociaux font partie intégrante de nos vies internets, il est donc normal qu’il faille prendre en compte ce critère dans le référencement

  7. Bonjour Walid,

    Super ce billet ! Je suis ravi que Google tienne compte de l’influence d’un site et/ou d’un individu ainsi que de la valeur ajoutée apportée sur Internet.

    Je suis en phase avec Sylvain sur la difficulté de gérer ce paramètre avec ses propres clients.

    amicalement

    • Walid Gabteni

      Hello Lionel,
      Ravi que l’article te plaise et content que tu viennes commenter. Je sais que ce n’est pas évident à gérer avec de nombreux clients pour qui les réseaux sociaux sont une notion trop abstraite.

      Par contre au lieu d’essayer d’expliquer ce qu’est un hashtag à nos clients, on n’a peut être plus de chances de convaincre en lui parlant de fric et de retour sur investissement… plus facile à dire qu’à faire certes :-)

  8. on va bientôt voir de plus en plus de reseaux de « retweeteur » payés au RT en fonction du nombre de followers. Un véritable métier je vous le dis !

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